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QUI VEUT GAGNER DES MILLIARDS ? 

 
Rodolphe VIALLES

Fondateur du site

www.abcbourse.com

 

 
Le chiffre a fait grand bruit en ce temps de campagne électorale : les entreprises françaises du CAC 40 ont réalisé 100 milliards d'euros de bénéfices au cours de l'année 2006. Ce résultat en progression de 13 % en espace d'un an a mis en émoi le landerneau politico-médiatique français qui y a vu aussitôt une manne miraculeuse en cette période de disette budgétaire.

La polémique n'a pas manqué de surgir aussitôt. À qui profite cet argent ? Encore et toujours les actionnaires et le grand capital ! Scandale, libéralisme, rendez nous notre argent ! Tout à leur démagogie, les candidats à l'élection présidentielle sont rentrés dans ce jeu très médiatique mais pas un seul ne s'est félicité de la bonne santé de nos grandes entreprises. Pas un seul commentateur n'a décerné un bon point à ces excellents élèves de la classe économiques qui fournissent du travail à des millions de Français. Seul le chiffre, brutal, 100 milliards d'euros à émergé pour mieux choquer les esprits et les interpeller.

Et pourtant, nos responsables politiques auraient de nombreuses raisons d'être fiers des plus grandes entreprises de notre pays, de véritables fleurons qui portent nos couleurs à travers le monde. Nous ne nous gênons pas ici pour décerner un satisfecit général à la réussite des entreprises françaises et particulièrement à l'international. En effet, il ne faut pas compter sur l'hexagone pour assurer une telle croissance aux grand groupes français, ces derniers ont été chercher leurs bénéfices sur les grands marchés étrangers et notamment les zones émergentes que sont la Chine ou l'Inde par exemple. Ainsi, 80 % des bénéfices réalisés par les entreprises du CAC 40 proviennent des marchés étrangers.

La question centrale demeure cependant : à qui profitent ces milliards ? Nos responsables font mine de l'oublier, mais c'est l'État le premier bénéficiaire de la bonne santé économique des entreprises. Avec un taux de 33,3 % pour l'impôt sur les sociétés, l'État français a engrangé en 2006 près de 40 milliards d'euros de recettes fiscales uniquement pour les groupes du CAC 40. Ensuite, il y a l'actionnaire qui recevra une fraction de ces bénéfices par le biais de dividendes.

On estime que les sociétés distribueront 35 à 40 % des profits à leurs actionnaires. Mais quel est-il cet actionnaire ? Un être ventripotent nageant dans une mer de billets verts ? Que nenni, il est tout ce qu’il y a de plus normal, comme vous, comme moi, votre voisin, votre grand-mère, la veuve de Floride, etc. On compte plus de 6 millions d'actionnaires en France, qui tireront ainsi une juste récompense d'un placement à risque qu'ils ont effectué au sein d’une société pour en financer son développement et assurer son succès. Cela paraît anormal à quelques-uns, mais quand on compte en millions, on ne parle plus d'une petite caste de privilégiés mais d'un véritable phénomène de masse. Et encore, l'actionnariat est très peu développé en France, la faute là aussi aux pouvoirs publics qui ont toujours mis un frein à son développement. La conséquence est logique, la majorité des dividendes distribués par les sociétés françaises seront rapatriées vers des actionnaires étrangers. D'ailleurs, peut-on encore parler d'entreprises françaises quand leurs propriétaires sont majoritairement étrangers ? La question est ouverte mais fera l'objet d'un autre débat.

Pour le reste des milliards à distribuer, ils seront bien entendu consacrés aux investissements de ces entreprises. Une entreprise qui n'investit plus est une entreprise qui meurt et ces profits sont précieux pour assurer leur pérennité et gagner de nouveaux marchés alors que la concurrence internationale s'exacerbe.

Si l’Etat français était si bien géré, cela se saurait, les mots « déficit » et « dette » disparaitraient de notre vocabulaire. C’est peu être cela qui rend nos politiques verts de jalousie ?

Arrivés à la fin de cette chronique, nous n'avons qu'un seul vœu à formuler c’est que le chiffre de l'an prochain ne soit pas de 100 milliards mais de 120 milliards. Alors cela sera un motif de fierté et de satisfaction pour le savoir-faire hexagonal à travers la planète mais aussi l’assurance d’une croissance économique robuste avec de nombreux emplois à la clé.

 

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