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Les journalistes de presse écrite ont peut-être passé un été « pourri » pour nous gratifier d'un tel festival au niveau du marché immobilier français. En tout cas, il n'y a plus de sujet tabou. Déjà, nous avions eu le droit à une interview de J. Friggit cet été dans
Les Echos
où une baisse de 35% des prix en six ans était envisagée afin de permettre au marché immobilier de retrouver une normalité historique. Libération a enfoncé le clou cette semaine (
« le krach au coin de la rue » )
en affichant à la Une ses doutes sur la réalité de « l'atterrissage en douceur ».
Il faut dire que les chiffres récents montrent une dégradation brutale du marché immobilier. Les ventes de logement neufs ont ainsi baissé de 33.9% au second trimestre 2008 par rapport au trimestre 2007 tandis que les Notaires d'Ile de France observent une baisse de transaction de 14% entre mai 2007 et mai 2008. Les marronniers sont aussi de sortie très tôt cette année avec un dossier immobilier pour le Nouvel Observateur et Capital. Ce dernier étant probablement le plus intéressant car il permet à chacun d'affiner au niveau local, la tendance globalement baissière observée en province.
Certains titres sont d'ailleurs édifiants et montrent que localement des baisses de prix importantes ont déjà lieu:
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Antony, Bourg-la Reine, Sceaux: baisse de prix de 5à 10%...
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Evry: les acheteurs exigent des rabais de 20%....
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Chateuroux: Jusqu'à 20% de baisse dans le standing....
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Angoulême: Négocier jusqu'à 20% de rabais pas impossible....
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La Rochelle: La valorisation des biens banals a baissé de 15 à 20%....
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Niort: les logements sans cachet ont déjà perdu 10%....
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Marseille: plus rien ne part au prix demandé (-10% min)
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Nice: les rabais affichés varient de 10 à 15%
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Chambéry: brusque chute des prix.....
D'autres signes ne trompent pas. Les mauvaises nouvelles s'accumulent au niveau des promoteurs comme par exemple les manifestations des victimes de la faillite du promoteur alsacien
Brun
Habitat
tandis que l'inquiétude grandit en Bretagne au sujet
du groupe Céléos
. Bref, une rentrée difficile pour le marché immobilier français.
Christophe
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